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Créer une clé USB Windows 10 bootable sous Linux (avec woeusb) / journal du revamping d’un PC

Et oui, après mon passage à Linux, je n’aurais jamais imaginé faire un petit Howto sur “Comment passer à Windows” 🙂

Le contexte :

Pour Noël, mon fils voulait un PC de bureau.
Après diverses tergiversations sur le prix d’un tel matériel (d’autant qu’il a déjà un portable), nous avons opté pour une solution moins chère et plus dans l’air du temps : le recyclage (remettre à niveau l’un de mes anciens PC).

Comme c’est mon cadeau, à moi de me débrouiller pour remettre ce PC en état et d’y installer Windows.
À priori ça semblait simple … :))

Le matériel :
Un Quadcore ancienne génération (4 thread au lieu de 8) avec une ancienne (6 ans ?) carte nvidia, assez confortable à l’époque (reste à tester si elle va suffire pour les jeux d’aujourd’hui), et 2 disques durs (300Mo et 500Mo, et plusieurs racks pour en mettre d’autres au besoin), un bon écran, un bon boîtier et une alim assez costaud (pour la carte graphique) et de qualité.

J’ai commencé par tester le démarrage du PC : il démarre.
De mémoire j’avais un souci de contrôleur de disque dur avec un contrôleur RAID (bas de gamme) que j’avais ajouté (pour d’autres disques durs de même capacité, que ceux cités ci-avant).
Mais comme je n’ai pas l’intention de conserver ces vieux disques durs sur son installation (trop petits pour les jeux d’aujourd’hui), avec un seul disque de plus grosse capacité, je pense que ça devrait aller.
J’ai donc commencé par acheter un disque dur.

Mode opératoire :

J’ai acheté Windows 10 sur Cdiscount pour 7.95€. À ce prix là (de mémoire il y avait encore une offre moins chère mais je n’ai pas osé) bien-sûr c’est juste le code d’activation qui était fourni et le lien vers la page de téléchargement de Microsoft.
Le fichier Win10_1809Oct_French_x64.iso obtenu a une taille de 5.1Go

L’étape suivante c’est :
– soit on grave un DVD avec cet iso. Mais mes DVD vierges (qui se trouvaient au fond d’une armoire, car je ne les utilise plus depuis longtemps) font 4.7GB (c’est marqué sur la boite). Donc ça ne rentre plus. Et de toute façon je ne sais pas si mes lecteurs DVD (un peu anciens maintenant) supporteraient une taille supérieure. Microsoft n’avait-il pas conscience que ces isos ne pourraient plus être copiés sur des DVD classiques ? Ils ne pouvaient pas s’arranger pour mettre un peu moins de gadgets dessus pour qu’ils entrent dans un DVD de 4.7GB (quitte à proposer des téléchargements séparés) ? Donc on oublie le DVD.
– soit on créé une clé USB de démarrage (y a plus le choix maintenant).

Donc il faut une clé qui fasse au moins cette taille (5.1Go).

J’ai d’abord testé une ancienne clé EMTEC de 8Gb (ce qui me donnait 7.46Go sous GParted, ils sont pénibles avec leurs unités commerciales) : elle me semble assez lente. Je suis parvenu à installer Windows 10 dessus et à la rendre bootable (doc plus bas), mais Windows 10 finit par planter au cours de l’installation avec un Code erreur : 0x80070570.
À priori cela viendrait du support : soit du disque dur (neuf, mais ce n’est pas exclu complètement, j’espère que non), soit de la carte mère et de son contrôleur de disques (là ça coûtera plus chère), ou de la carte RAID (à virer, il faudra ouvrir le boîtier), soit de la clé USB, je vais donc tester en priorité une autre clé.

J’avais aussi acheté une nouvelle clé USB (usb 3.0, mais n’avais pas voulu la “gaspiller” avec le système Windows qui n’en aurait occupé qu’une partie, alors que j’avais une ancienne clé de la bonne taille). Tant pis, je l’utilise.

Je lance GParted pour identifier son nom de périphérique : /dev/sdf.
Elle est formatée par défaut en fat32.
Or en analysant (à posteriori, car j’ai évidemment été confronté au problème dans mes précédents tests) le contenu de l’iso de Windows 10, celui-ci contient un fichier Win10_1809Oct_French_x64/sources/install.wim de 4.4Go.
Il se trouve que le système fat32 limite la taille des fichiers à 4Go (voir l’excellente doc de la FNAC), et j’ai effectivement testé : ça ne marche pas :). (j’avais dû recommencer le formatage de ma clé). Encore un truc bien optimisé.
Donc il faut formater cette clé en NTFS (on ne pourra plus la lire sur la plupart des téléviseurs, sauf à la reformater).

Toujours sous GParted :
– Je la démonte (dans le menu partition. la taille de la clé permet de l’identifier facilement), car elle a été montée automatiquement à son insertion.
– Je quitte Gparted, le reste des opérations (y compris le formatage) se fait de manière complète et automatique avec l’utilitaire woeusb

D’autres utilitaires testés sans succès (pour info) :
J’ai galéré testé les autres alternatives suivantes dans cet ordre :

– copier l’iso directement sur la clé USB avec la commande : # cp Win10_1809Oct_French_x64.iso /dev/sdf && sync
↪ ça copie et la clé est ensuite lisible, mais ça ne créé pas le MBR nécessaire à son démarrage. Donc je me suis concentré sur la création du MBR
– makebootfat (en dépôt Debian) : la clé avait l’air d’aller un peu plus loin dans le démarrage mais elle plantait sur une invit de commande bizarre où l’on ne pouvait rien saisir.
– ensuite je suis tombé sur cette doc : “Créer une clé USB bootable de Windows sous Linux” (site AdminCloud) avec ms-sys. Au premier abord elle semble très clair sa doc, sauf que toutes les commandes sont écrites sur une succession d’images de la console et que toutes les images ont été supprimées de la page :)) (remplacées par le texte “[crayon-5c2a113c30334062835009/]”. On arrive à déduire des trucs, mais ça ne suffit pas.
ms-sys (à télécharger et compiler) : j’ai suivi notamment l’ “Example 2” du paragraphe “3. Examples” et ça n’a pas fonctionné, ma clé n’était toujours pas bootable.

Non testé :
multibootusb : pas dans les dépôts Debian, je l’ai provisoirement écarté
gnome-disk-utility (en dépôts en plus) : je ne l’ai vu que trop tard. Certainement un bon candidat à un prochain test.

Et finalement la solution retenue :

WoeUSB

WoeUSB “is a simple tool that enable you to create your own usb stick windows installer from an iso image or a real DVD. It is a fork of Congelli501’s WinUSB”.
C’est un utilitaire dédié à la création d’un installateur Windows sur une clé USB à partir d’un iso.
Donc pile-poil ce dont j’ai besoin. À noter qu’il avait été conçu à l’origine par le brillantissime Congelli501 (aussi auteur d’un excellent jeu de Dame 10×10, malheureusement il a fermé ses portes).

Les seuls petits soucis rencontrés :
– il est dans les dépôts Ubuntu mais pas dans ceux de Debian. Je n’ai pas trouvé de paquet donc il faut compiler (mais ça n’a pas posé de problème),
– il formate par défaut en FAT32 :), mais pas de soucis, il est possible de formater en NTFS

Installation de WoeUSB :
J’ai testé WoeUSB 3.2.12.
Rendez-vous sur GitHub où il est hébergé : WoeUSB
La documentation d’installation est claire, il y a même un WIKI.

Je me permet d’en reprendre une partie (de la page principale, hors WIKI):

– on installe les dépendances suivantes : # apt-get install devscripts equivs gdebi-core
(gdebi n’est pas indispensable, on peut installer avec dpkg)
– on installe aussi le paquet woeusb-build-deps_3.2.12_all.deb (ou ultérieur) disponible sur la page des releases, avec la commande : # dpkg -i woeusb-build-deps_3.2.12_all.deb
Ce paquet (factice) refuse de s’installer tant que l’on n’a pas installé les dépendances de WoeUSB (c’est son utilité). Pour moi, il a fallu que j’installe d’abord libwxgtk3.0-dev via Synaptic. À noter que la compilation ci-après le produit également.

– on télécharge WoeUSB avec la commande : $ git clone https://github.com/slacka/WoeUSB.git
(il va ainsi créer dans le répertoire courant le répertoire WoeUSB/)
– dans le répertoire racine de WoeUSB/ on lance successivement :
$ ./setup-development-environment.bash
$ cd src
$ mk-build-deps
La compilation produit (à l’extérieur du répertoire de WoeUSB/) les paquets :
woeusb-build-deps_3.2.12_all.deb (déjà installé ci-avant, c’est un paquet factice, s’assurant de l’installation des dépendances)
woeusb_3.2.12_amd64.deb (le paquet qui nous intéresse ici)
woeusb-dbgsym_3.2.12_amd64.deb (pour le debug, pas indispensable en utilisation normale)

En root on installe donc woeusb : # dpkg -i woeusb_3.2.12_amd64.deb
Voilà c’est fait. Il n’y a plus qu’à tester.

Adaptez la ligne ci-dessous à votre cas :
(Attention à ne pas vous tromper de périphérique ! Sinon vous allez formater l’un de vos autres disques !)
Ma clé USB avait le numéro de périphérique (sous GParted) : /dev/sdf
Mon fichier d’installation de Windows 10 était situé dans : /mnt/DDprc/Download/

# woeusb –target-filesystem NTFS –device /mnt/DDprc/Download/Win10_1809Oct_French_x64.iso /dev/sdf

Tout le reste est géré automatiquement par woeusb (formatage de la clé USB avec le système de fichier NTFS, lecture de l’iso de Windows 10, copie sur la clé, installation du MBR qui va bien, et démontage de la clé), le tout en quelques minutes seulement !

Ensuite on retire la clé, on l’insère dans le PC souhaité, on démarre celui-ci, on va dans son BIOS (touche “Suppr.” à maintenir pressée au démarrage), on sélectionne le démarrage sur la clé USB, on enregistre, on le laisse démarrer, on voit l’icône de Windows 10 (fenêtre bleu) et l’on arrive sur :
Mise à niveau : installer Windows et conserver les fichiers, les paramètres et les applications”
• Personnalisé : installer uniquement Windows (avancé)

Puis on arrive à un menu qui demande le code d’activation de Window 10, puis l’accord sur sa licence, et son partitionnement.

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La suite c’est – pour moi mais probablement pas pour vous : il commence l’installation, et à environ 20% il s’arrête sur une erreur.

J’en suis là :

Ca doit faire 20 fois que je me tape le code d’activation de Window 10.

J’avais oublié le miracle Windows (le 10ème du nom quand même) : un système d’exploitation du 21ème siècle qui demande au moins 5Go pour son installation, et qui vous informe des problèmes rencontrés par code d’erreur. À vous d’aller à la pêche aux infos sur le Net (pour ceux qui ont la chance d’avoir un autre PC sous Linux ou via leur mobile, mais là c’est pas très pratique vu la taille de l’écran).

Lors de mes tests, j’ai déjà eut :
– Code erreur (2 fois sur 2 tentatives séparées): 0x80070570. Un problème de support à priori (disque dur ou clé, sauf erreur de compréhension de ma part des forums)
– Code erreur : 0x80300024. Plusieurs disques durs connectés simultanément (toujours selon ma compréhension des forums). En dehors de ma clé USB, il n’y a qu’un disque dur (???)
– Code erreur : 0xC0000005. Sur Tom’s HARDWARE : “The most typical causes for the ‘0xC0000005: Access Violation’ error are: corrupt registry, malware, faulty RAM or device driver, incorrectly written, installed or updated software or even Windows security features.”

J’ai sincèrement été surpris de son prix (7.95€), le trouvant très abordable. Finalement je commence à croire que c’est encore trop chère.

Quelques pistes d’essais à venir :

Avant d’arriver à des solutions expéditives et éventuellement onéreuses (changement de carte mère avec processeur et mémoire), il me reste quelques tests à faire, qui vont bien m’occuper (pas sûr que l’idée du revamping soit si bonne finalement :)) :

1. ouvrir le boîtier pour voir si la carte RAID y est encore et la virer.
2. tester l’installation de Windows sur l’un de mes vieux disques durs (pour écarter un éventuel souci avec ce disque qui est neuf mais pas à l’abri d’une panne ou d’un mauvais coup dans le transport).
3. tester l’installation de Linux sur ce disque neuf, le formater et voir si Linux détecte une anomalie.
4. tester le téléchargement d’un autre installateur Windows 10 (au cas où celui-ci ne fonctionnerait pas correctement).

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Suite des test :

1. – ouvrir le boîtier pour voir si la carte RAID y est encore et la virer.
C’est fait. Je ne me souvenais plus, mais j’avais déjà enlevé cette fichue carte (je l’ai retrouvé dans un carton).
J’en ai profité pour nettoyer l’intérieur (pas très sale, c’était surtout les ailettes de refroidissement du processeur qui en avaient besoin) ainsi que le reste de l’environnement du PC (câbles, boîtier, écran, …) pour lui redonner son aspect d’antan.
➯ donc c’est pas çà.

2. tester l’installation de Windows sur l’un de mes vieux disques durs (pour écarter un éventuel souci avec ce disque qui est neuf mais pas à l’abri d’une panne ou d’un mauvais coup dans le transport)
J’ai installé un autre disque dur (très peu utilisé).

L’idée est donc de voir si le problème vient du disque dur / ou de sa gestion par Windows 10

Le démarrage de l’installateur avec la clé USB est très lent (de l’ordre de 2 minutes après les messages de la carte mère), puis lorsque je valide l’installation d’un nouveau système, il reste encore 3 ou 4 minutes avec l’écran bleu accompagné du message “Démarrage du programme d’installation” et du sablier (avant la saisie de la clé du produit).

Après un 1er essai infructueux sur le port USB situé au dessus du boîtier (l’installation s’interrompt par un message indiquant qu’il n’arrive pas à lire le média d’installation), je tente un nouvel essai en branchant la clé USB sur un autre port à l’arrière du boîtier (j’ai déjà eut par le passé des soucis avec certains ports USB sur mon autre PC).
Au 2nd essai, après avoir terminé la 1ere phase de “Copie des fichiers de Windows” et avancé de quelques pourcentages sur la 2nde phase “Préparation des fichiers pour l’installation”, l’installation s’interrompt brusquement sur un message ressemblant à (je n’ai pas eut le temps de noter l’ensemble du message) “Your PC ran into a problem, we need to restart …” ou un truc du genre. Le PC se réinitialise et me voilà à nouveau sur une nouvelle installation avec saisie de la clé d’activation (aucun changement, pas de reprise là où il en était). À l’issue de cette nième tentative d’installation, un message d’erreur : Code erreur : 0xC0000005.
➯ donc (sauf à faire preuve d’une extrême malchance avec mes disques durs), je pense que je peux écarter un problème de disque dur.
(le spectre de la carte mère défectueuse / du contrôleur de disque intégré semble de plus en plus se préciser)

3. tester l’installation de Linux sur ce disque neuf, le formater et voir si Linux détecte une anomalie.

Je viens de tester ma clé USB Netinstall Debian 9 Linux 64-bit (qui m’avait servie à l’installation de Debian sur le PC du Bottin) sur ce PC.
– en mode graphique : elle plante sur un problème de framebuffer non disponible.
– en mode texte : après la saisie du choix du langage (Français), elle plante aussi avec des lignes qui défilent à l’écran :
(…)
Segmentation fault
*** error in ‘/usr/share/debconf/frontend’ : double free or corruption (!prev):
Aborted
*** error in ‘/usr/share/debconf/frontend’ : double free or corruption (out): 0x0005616d…
Aborted
Segmentation fault
Segmentation fault
Segmentation fault
*** error in ‘/usr/share/debconf/frontend’ : free (): invalid pointer:0x0005581…
Segmentation fault
Segmentation fault
Segmentation fault
Segmentation fault
*** error in ‘/usr/share/debconf/frontend’ : free (): invalid pointer:0x0005564…
(…)
(ça n’arrête pas de défiler)

Bref, je crois qu’effectivement le matériel est défectueux 🙂

Tiens, c’est bizarre : en rebootant et en passant par le menu “expert wizard” j’arrive à paramétrer en mode graphique :
– la langue
– Configurer le clavier
– Détecter et monter le CD (c’est pas un CD mais la clé USB, mais il détecte bien le système Debian)
– Charger des composants d’installation
Il affiche “Chargement de composants supplémentaires” mais le barre-graphe semble se bloquer au début (à “Récupération de bootstrap-base”).

De toute façon j’ai l’impression que c’est mort. Il va falloir passer au mini par la case “rachat d’une autre carte mère”.

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Démontage du PC

En vue d’un changement de carte mère, j’ai démonté celle-ci avec sa tripaille.
Et tant qu’à faire, j’ai réalisé quelques tests (les derniers avant sa poubellisation 🙂 ) en rebranchant l’ensemble sur une boite en carton afin d’écarter d’éventuels problèmes de câbles mal connectés et de tester les ports SATA beaucoup plus facilement.
Le constat est qu’ils sont tous bien détectés sous le BIOS, mais le résultat est le même : Windows comme Debian ne parviennent à utiliser aucun des disques de manière durable (là aussi j’ai testé 2 disques durs différents).

Autre constat : sans un tournevis spécial (un gros cruciforme très court au bout d’une petite clé à cliquet, l’ensemble ne dépassant pas les 2cm d’épaisseur, ou un cruciforme oblique en forme de Z) il est quasi impossible de démonter le caloduque et son ventilateur (un Cooler Master, je le note pour m’en rappeler au prochain achat 🙂 ) au dessus du processeur, et donc le processeur lui-même.
En effet, les tuyaux en cuivre du caloduque et les ailettes de refroidissement situées au dessus masquent ces vis, les tuyaux ne sont qu’à 2 cm au dessus de ces grosses vis (serrées fortement sur la carte mère, avec des écrous de serrage plats sous la carte mère bloqués par une plaque de maintien épousant leur forme, donc rien à faire de ce côté là non plus).
Ils auraient pu au moins mettre les vis de l’autre côté de la carte mère pour les rendre accessibles, ou mettre des écrous de chaque côté, et les rendre démontables, mais non.
Donc tout est fait pour que l’amateur moyen ne joue pas avec 🙂 ). Faut passer par la case 50€ de montage.

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En examinant les offres de cartes mères, je me suis fais une petite frayeur concernant la dimension de la platine de support de la connectique, située à l’arrière du boîtier (où se trouvent les prises audio, réseau, etc…) pour les raisons suivantes :

– Je pensais à tort que la carte mère de ce PC était au format Micro ATX (24,4 cm x 24,4 cm), alors qu’il s’agissait d’une carte au format ATX (30,5 cm x 24,4 cm).

– La plupart des constructeurs de carte mère ont adopté l’ajout d’un connecteur DVI (pourquoi n’avoir pas retenu un connecteur HDMI – ou mieux, un mini-HDMI ou micro-HDMI, largement moins encombrants ?) dans le cas où les utilisateurs installeraient un processeur intégrant une puce graphique (Intel et AMD en proposent). Ce connecteur n’a d’intérêt que dans les configurations très bas de gamme sans carte graphique (inutile d’acheter une carte graphique si l’on ne fait que de la bureautique et de l’internet).
À côté de cela, beaucoup de cartes mères continuent à proposer (en plus des très nombreux ports USB) 2 ports PS/2 (dépassé depuis 15 ans, encombrant et nécessitant un adaptateur pour être utilisé avec les claviers et souris qui l’ont abandonné), tandis qu’ils ont supprimé (sauf dans le haut de gamme au prix stratosphérique) la 2nde RJ45 (que je trouvais bien utile pour faire du réseau entre PC).
Bref ce connecteur DVI vient bousculer la disposition de cette platine, et peut-être aussi sa taille. Je n’arrive pas à être complètement serein sur ce changement de taille.

– Du fait que les dimensions des platines arrières ne sont pas indiquées sur les sites de vente, pour le comparatif, je me suis basé sur le ratio entre l’encombrement du groupe de connecteurs arrière de ma carte mère actuelle (13.5cm) et la longueur de ma carte mère (30,5cm) pour comparer l’encombrement des connecteurs des cartes mères en vente (ratio encombrement des connecteurs sur longueur de carte mère, mesuré sur les photos à l’écran avec l’utilitaire Screen Ruler).

1ere nuance / erreur : la platine de mon PC fait 15cm de longueur, donc il y a encore un peu de marge.
2ème erreur : pensant avoir une carte mère au format Micro ATX j’ai comparé les dimensions des cartes Micro ATX (/24.4cm au lieu de /30.5cm).
Résultat : pour ma carte je trouvais un ratio de 13.5/30.5cm=44.3%, alors que je trouvais sur les cartes mères Micro ATX un ratio de 60%.
Si l’on corrige cette erreur, on trouve : 60%*24.4cm=14.6cm, ce qui va être très très limite (ça ne laissera que 2mm de chaque côté).

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CONCLUSION

Malheureusement le choix est assez restreint :
– la carte mère actuelle ne fonctionne plus, elle était équipée de 2 barrettes de 2Go (4Go) de RAM DDR2 (trop juste pour jouer avec les blockbusters), le processeur (un Intel Core 2 Quad Q95 2.83GHz, FSB 1333MHz avec cache L1 128KB et L2 de 12288KB) pourrait encore faire l’affaire quelques années, à condition de parvenir à l’extraire.
– la carte graphique (une nVida Geforce GTX 260), un milieu de gamme en 2009, risque de ramer avec les gros jeux.

Je me suis orienté vers un upgrade plus important que prévu (et plus douloureux pour la carte bleu) en conservant le boîtier (j’espère qu’il fera l’affaire), l’alimentation, les 2 écrans (nous avons switché entre les 2 écrans du Bottin et l’écran de l’autre, plus grand, et il garde la possibilité d’inverser s’il change d’avis) et la connectique.

Je conserve le processeur, les 4Go de mémoire DDR2 et la GTX 260 pour un upgrade ultérieur du PC Internet, un vieux nanard avec 3Go de mémoire (pas DDR je pense), une carte graphique à 30€ dont les couleurs et pixels bavent selon les périodes.

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EPILOGUE DE CE REVAMPING

Je vais essayer de vous la faire plus courte, car je suis à présent passé à autre chose.

J’ai en gros perdu 15 jours dans la livraison du matériel suite à des hésitations de ma part (notamment pour le montage : pas possible de se faire monter le processeur sur la carte mère sans acheter un boîtier complet, donc j’ai pris le risque de tout me faire livrer en pièces détachées et de devoir tout monter), à une optimisation et une négociation du prix (j’économise 50€ de montage, une livraison moins onéreuse, et de plus suite à une livraison précédente très en retard, j’ai eut une petite ristourne sur la carte graphique).
Ensuite comme je souhaitais en retirer quelque-chose d’encore plus positif, j’ai attendu le week-end suivant pour tenter l’aventure avec mon fils à qui j’ai confié le montage de l’ensemble (avec mon support) pour qu’il se familiarise avec cette opération (ça lui servira, d’autant qu’il s’oriente sur des études d’informatique).
J’avais donc au préalable démonté l’ancien PC et l’avais nettoyé de fond en comble.

Nous avons effectué un pré-test (raccordement et démarrage) sur la boite en carton de la carte mère :
Nous avons monté le processeur (un AMD Ryzen 7 2700X, petit stress au montage, avons repéré les détrompeurs en triangle) sur la carte mère (une MSI, de très bonne qualité, pour un prix très abordable) avec son ventirad (celui livré avec le processeur est d’excellente qualité, pas besoin d’en acheter un autre, il est pré-enduit de pâte thermique et il est simple à monter), avons ajouté de la mémoire (2 barrettes de 8Go de DDR4), avons inséré sa nouvelle carte graphique (et là surprise : elle est alimentée par une broche 8 pins, alors que mon ancienne alimentation – une ANTEC TRIO, délivrait 2 broches de 6 pins, en attendant nous avons testé avec mon ancienne carte graphique une nVidia GTX 960, puis plus tard coup de chance, nous avons trouvé un adaptateur 2×6 pins vers 1×8 pins dans un magasin local et avons pu connecter sa carte graphique, problème aussi pour raccorder le 2nd écran en DVI car sur la carte graphique il y avait un connecteur HDMI et 3 connecteurs DisplayPort, résolu par un raccord chez le même marchand local de DisplayPort vers HDMI, et j’avais déjà un raccord HDMI vers DVI), avons connecté un disque dur SATA, la clé USB Windows (préparée sous Linux !), un clavier, une souris et … nickel ça marche, Windows s’est installé sans soucis (j’aurai préféré Linux, mais je respecte son choix provisoire).

Nous avons tout remonté dans le boîtier définitif (lui aussi récupéré, pour mémo), la platine arrière n’a pas posé de problème, elle s’adapte bien, et avons raccordé tous les autres câbles internes (reports de ports USB, de connecteurs de micro + casque, bouton de démarrage et de reset, HP interne, ventilateurs et report de vitesse des ventilateurs, …).
Nous avons ensuite redémarré et paramétré le BIOS (pour notamment changer la vitesse de la RAM, mettre les ventilateurs au maximum, changer les priorités au démarrage et quelques autres paramètres).
Quelques soucis avec le micro, le casque et le son, mais tout a été résolu avec des tests.
Ensuite téléchargement du dernier driver nVidia pour la nouvelle carte, installation de Steam, amélioration du partitionnement des disques, et tout le reste logiciel …
À présent tout fonctionne (les 2 écrans, le son, …, et sa carte mère fait même le WIFI et le Bluetooth) comme une horloge (à 40°C, donc le ventirad fonctionne bien) et offre les performances attendues en jeu.
On y a passé le week-end mais on est ravis.

Je n’aurai pas revampé autant que prévu, mais tout n’est pas perdu, je garde l’ancienne carte graphique pour mon autre PC qui en aurait bien besoin (mais il faudrait vraisemblablement revoir l’alimentation, donc ce sera pour plus tard).
Cette opération valide aussi la création de la clé Windows sous Linux (avec woeusb) et plusieurs trucs dont je n’étais pas sûr.
Ca aura été un cadeau de Noël éducatif pour nous deux 🙂